top of page

Lecture en streaming

Et vous ? Êtes-vous certain de n’avoir rien à vous reprocher ?

Pat.CosmiXki-e-Jugement1.jpg

e - Jugement

© Pat CosmixKi

Chapitre 2 

L'Imagination est plus importante que le savoir

Albert Einstein

L'Homme de l'Avenir sera celui qui aura la plus longue mémoire

Nietzsche

                                                   Chapitre 2.

​

Le sifflement du fouet qui vint rajouter une zébrure sur le marbre de la chair blanche en la déchirant arracha un cri de souffrance à la silhouette féminine attachée les mains en l’air.

​

Le dos tourné de trois quarts, en contre-jour, sous la lueur blafarde de la seule misérable lucarne de ce lieu sordide, elle avait les formes d’une statue grecque, les hanches larges, les seins lourds et imposants, et la croupe déjà zébrée de traces violacées.

​

Son cri résonna contre les murs crasseux d’une cave ou d’un entrepôt désaffecté.

Le tortionnaire torse nu, muscles gonflés par un entraînement forcené, portait l’accoutrement d’un bourreau de l’inquisition.

Longs cheveux retenus par un catogan, masque de cuir noir sur le visage, poignets de force cloutés aux avant-bras, abdominaux en tablette de chocolat, et pantalon de cuir baissé sur le bas ventre à la limite de l’indécence.

​

Il saisit la tête de la suppliciée par les cheveux et la tourna avec violence vers l’objectif de la caméra, tenue par une blonde décolorée.

​

La réalisatrice de ce chef-d’œuvre “SM” était revêtue de la classique tenue de dominatrice.

Elle exhibait fièrement des seins monstrueux qui soulevaient, jusqu’au niveau des yeux ripolinés de khôl, par un corset de mauvais similis noirs, deux titanesques tétons merveilleusement ornés d’anneaux métalliques.

— Montre-leur ton plaisir dans la souffrance, chérie ! Ton beau visage supplicié ! Montre-le à la caméra pour ton cher public...

La femme qui tenait la caméra siffla encore entre ses dents :
— Fouette-la encore, elle aime tellement ça cette... chienne...
— Merde, j’ai raté le bon plan, recommence, elle aime tellement ça, n’est-ce pas ma chérie ?


La suppliciée suspendue et rendue muette par un bâillon boule enfoncée dans la bouche, les yeux remplis d’effroi grogna quelque chose d’incompréhensible.


Le bourreau moyenâgeux se dirigea vers une sorte d’établis sur lequel était disposée toute la panoplie du parfait tourmenteur : clous, fouets, martinets, pinces, cannes et férules de différentes tailles.

Il la choisit longue comme un fouet de cirque, puis, avec une attention toute particulière, en vérifia la souplesse en déchirant l’air avec vigueur.

​

La victime était dans une position qui lui cambrait les reins en accentuant la courbure de la partie la plus charnue de sa jolie personne.

​

— Quand j’en aurai fini avec toi, tu ne pourras plus te regarder les miches dans un miroir pendant longtemps, chérie.

​

Plus que la souffrance, il semblait vouloir chercher la peur tout au fond des yeux remplis de larmes et de supplications.

​

Il abattit la férule sur la croupe avec force. Sous la douleur, la femme en hurlant se redressa brusquement.

Le tortionnaire souligna la beauté du mouvement de tout le corps avec le manche du fouet.

— Merde, j’ai encore raté le plan, pouffa la grosse blonde. C’est de sa faute aussi, cette conne bouge tout le temps, elle mérite bien sa correction, recommence...

​

Elle avait tourné l’objectif de la caméra vers le visage du bourreau, dont le masque de carnaval soulignait le bleu couleur d’acier des yeux striés d’éclairs, et un sourire à la dentition “vampiresque”.

​

Pet Lomdon, submergé par l’émotion, leva brusquement le nez de l’écran de son computer en reculant brusquement son siège du bureau au design “PDG de nouvelles technologies” et se redressa d’un seul coup.

— Mon Dieu quelle horreur !

​

L’e-mail qu’il venait d’ouvrir, intitulé “e-Jugement”, lui avait asséné comme un violent coup de poing à l’estomac.

​

Il referma rapidement sa boîte de messages tout en regardant autour de lui si personne dans l’agence n’avait pu regarder par-dessus son épaule.

​

C’était un homme d’un certain âge, aux tempes grisonnantes, qui arpentait maintenant son bureau en long et en large, en se tordant les mains derrière le dos. Homme d’affaires avisé, il était à la tête d’un important groupe aux ramifications mondiales, dont cette société, “e-REPUTATION inc.” qui en était l’un des plus beaux fleurons.

​

Il dirigea à nouveau son regard vers la partie “employés” de l’open-space par la baie vitrée et remarqua une agitation anormale. Les salariés allaient et venaient d’un écran à l’autre en faisant de grands gestes et en lançant des regards furtifs et en biais vers son local.

Enfin, un des cadres vint frapper à sa porte.
— Patron, nous avons un souci!
— Oui, je sais, mais ce n’est rien une mauvaise plaisanterie d’un concurrent

sûrement.
— Une attaque en règle de notre base de données, je pense que c’est une drôle deplaisanterie...

Le visage du patron devint blême.
— Comment ?
— Pour cette fois-ci, nous l’avons déjouée, mais une agence d’e-réputation qui sefait piquer sa base de données, ça ne fait pas très sérieux. Si cela recommence, une fois que la nouvelle sera sur le web, on est foutus.

— Vous avez raison, d’autant que j’ai d’autres problèmes, mais je vous demande la confidentialité la plus absolue.

​

Il rouvrit son I-phoone puis l’e-mail “e-Jugement” qu’il venait de recevoir, et penaud lança la vidéo.

Le cadre ne put retenir un cri de stupéfaction :
— Mais c’est votre femme!
Les employés de l’agence qui étaient tous autour de la machine à café, à commenter la dernière attaque des hackers sur leur serveur, se retournèrent tous ensemble.


Le boss horrifié remit rapidement l’appareil dans sa poche et se jeta dans l’ascenseur, le visage bouleversé.

— Je vais chez les flics !

​

À peine eut-il disparu que les personnels se précipitèrent dans son bureau et se bousculèrent sur le premier écran venu.

​

Pour ces professionnels des nouvelles technologies, il fut facile d’ouvrir le compte e-mail pour accéder au dernier message. Ils purent tous admirer la femme de leur boss dans le plus simple appareil et sous tous les angles. Les commentaires horrifiés fusèrent, mais l’un d’eux se permit quand même un petit trait d’humour:

​

— Finalement, elle est drôlement bien roulée la patronne ! Un autre donna lui aussi son sentiment :
— Quand elle était plus jeune !

​

A suivre.....Semaine 3 ou sur AMAZON

UDP_KCP_Ad_w_border_2x._CB273393087_.png

Certificats de Dépôt : eJugement 2ème version :Pat-Cosmixki©e-Jugement 2018

Certificats de Dépôt :
1ère version : m-o-d©PJL2017
2ème version : e.Jugement©Pat.CosmixKi2018

Copyrights :
(la série) @The neXt_ones devenue @FiXion Foundation en 2017 © copyright the neXt_Ones PJL 2009 tous droits réservés
© copyright the neXt_Ones PJL 2012 tous droits réservés
© copyright The neXt_Ones / “m-o-d” PJ L 2015 tous droits réservés FiXion Foundation/“m-o-dy”@ PJL 2017

Crédit photo : Images 123RF.com

Images couvertures et Intérieur : Kenny Kiernan@123RF.COM Bruce Rolff@123RF.COM

PAO : Pat.Cosmixki

Correction mise en page : Mathilde Mafalda Vidal

ISBN : 978-2-490204-04-5 EAN : 9782490204045

Télécharger

Le Roman

sur Amazon

Amazon-fond-bleu2.jpg
e-jug1_edited_edited.png
bottom of page